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En France, 58 459 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en 2018 et il reste le cancer le plus meurtrier chez les femmes avec 12 146 décès en 2018. L’évolution du cancer du sein et sa sensibilité aux traitements sont étroitement liées aux caractéristiques tumorales (sous type moléculaires, altérations génomiques, prédispositions génétiques). Cependant, hormis l’évaluation des principaux facteurs de risques de cancer (tabac, alcool), l’impact de l’environnement et du mode de vie des patientes pendant et après les traitements du cancer du sein a peu été étudié.


Les bénéfices de l’activité physique pendant les traitements du cancer du sein ont largement été démontrés dans la littérature, et permettent notamment d’améliorer les performances physiques, la qualité de vie, la composition corporelle et réduire la fatigue et les effets indésirables des traitements. Par ailleurs, de nombreuses études ont montré un lien entre la diminution de la masse musculaire associée à une augmentation de la masse grasse et l’augmentation des toxicités, des reports de cures et de la mortalité liées à la chimiothérapie. Cependant, malgré les enjeux, l’évaluation de la composition corporelle intégrant la masse musculaire et la masse grasse totale sont encore peu évaluées en routine.

La santé digitale est un secteur en pleine expansion qui permet de collecter un grand nombre de données grâce à des applications mobiles et des objets connectées. Les montres connectées offrent la possibilité de monitorer une activité physique pratiquée à domicile ou à l’extérieur d’un établissement de soin, et de la quantifier par le nombre de pas. Les balances connectées permettent aux patients de suivre l’évolution longitudinale de leur poids, les rendant ainsi autonomes et directement acteurs de leur prise en charge. Ces objets évaluent également la qualité du sommeil et la fréquence cardiaque qui sont des marqueurs potentiels de stress, de fatigue et de détérioration de la qualité de vie. Les données provenant des capteurs et des applications peuvent ainsi enrichir les données déclarées directement par les patients, et offrent aux chercheurs une nouvelle source d’informations à explorer.

Ainsi, en associant les données générées par des objets connectées, les informations rapportées par les patients, et les données médicales classiques, les objets connectés pourraient permettre d’identifier des comportements de patients pour lesquels une optimisation des soins serait bénéfique. Cette nouvelle voie s’intègre directement dans une médecine de précision, prédictive et personnalisée

Un projet développé à L’Institut Curie et soutenu par Monoprix : https://www.monoprix.fr/sis/journee-des-droits-des-femmes-2022-monoprix-s-engage.html