Utilisation d’HPV comme biomarqueur d’ADNtc pour le suivi des patients avec un cancer associé à HPV

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La quasi-totalité des cancers du col de l’utérus sont liés aux papillomavirus humains (HPV), également responsables de la survenue d’autres tumeurs de la région ano-génitale ou de cancers ORL.

L’avancée technologique permet maintenant par simple prise de sang une surveillance étroite et non-invasive des patients atteints de cancer en dosant dans le sang l’ADN tumoral circulant (ADNtc) provenant de la tumeur. Cette analyse repose en général sur l’exploitation d’une mutation somatique comme marqueur d’ADNtc et l’utilisation de technique de séquençage haut débit (NGS) au coût élevé. En outre, la mutation suivie peut devenir indétectable sous pression thérapeutique par sélection clonale.

Dans le contexte d’une tumeur associée à HPV, il est également possible de détecter dans le sang des séquences virales provenant de la tumeur et d’utiliser ainsi l’ADN d’HPV comme marqueur d’ADNtc, avec l’avantage d’être plus stable et plus sensible.

Le système de détection développé à l’Institut Curie utilise une technique de PCR digitale pour quantifier l’ADN des HPV 16 et 18, permettant de suivre 70% (cancer du col de l’utérus) à 90% (autres tumeurs HPV) des patients. Cette méthode d’analyse, accréditée par le Cofrac, est utilisée en routine diagnostique dans notre laboratoire pour la prise en charge des patients avec une tumeur du col de l’utérus. Elle génère des résultats interprétables en une journée et offre une sensibilité supérieure au NGS pour un moindre coût.